[Rwanda Forum] FDLR et M23, deux groupes qui constituent les enjeux de la guerre entre le Rwanda et la RDC. Décryptage. – Echos d'Afrique

FDLR et M23, deux groupes qui constituent les enjeux de la guerre entre le Rwanda et la RDC. Décryptage. – Echos d'Afrique.

FDLR et M23, deux groupes qui constituent les enjeux de la guerre entre le Rwanda et la RDC. Décryptage.

Le Rwanda de Paul Kagame n'admet ni ne dit jamais clairement pourquoi il a envahi la RDC. Quand il doit évoquer cette guerre, il se limite à dire que la RDC devrait éradiquer les FDLR et que le gouvernement de la RDC devrait négocier directement avec le M23, un groupe de sa création et au nom duquel ses troupes sont envoyées en RDC.

La RDC s'est engagée à "neutraliser et éradiquer" les FDLR mais refuse de négocier directement avec le M23 mais bien avec le Rwanda.

On le voit donc, dans n'importe quelle occasion pour évoquer ce conflit (conférences internationales, sommets régionaux ou bilatéraux, débats politiques, …) ces deux groupes FDLR et M23 sont omniprésents.

Aucune solution définitive à ce conflit ne saurait donc être avancée sans prendre en compte ces deux groupes en leur appliquant les mêmes critères pour savoir où les classer et comment les prendre en considération dans la résolution de ce conflit.

C'est l'objet de cette petite analyse.

Contexte du moment

Depuis le début du mois de janvier 2025, la guerre fait rage entre la RDC et le Rwanda. Nous disons "entre" d'abord au sens géographique du terme car les combats se déroulent ou se sont déroulés dans et autour de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord Kivu de RDC et qui fait frontière avec le Rwanda. Goma est accolée à la ville de Gisenyi du Rwanda sans frontière naturelle.

Ensuite, "entre le Rwanda et la RDC" au sens polémologique du terme, les combats opposent les éléments de l'armée de Paul Kagame dite RDF dont les effectifs engagés sont estimés à plus de 4 000 hommes sous la couverture du M23, un groupe armé de sa création. Ils affrontent les forces régulières de la RDC, les FARDC, opérant en coordination avec les groupes de jeunes d'auto-défense spontanés des populations envahies et appelés "Wazalendo" littéralement " Patriotes" en langue Swahili.

Développement

A partir du 24 janvier 2025, les troupes d'invasion de Paul Kagame et son M23 ont annoncé l'encerclement de la ville de Goma, que ce soit au Nord, à l'Ouset et au Sud, étant entendu qu'à l'Est, elle accolée au Rwanda. On pourrait logiquement considérer que le M23/RDF venait ainsi de conquérir presque toute la province du Nord Kivu.

Finalement le 28 janvier 2025, le même M23/RDF annonçait la prise totale de la ville de Goma et le contrôle de son aéroport international.

Dans la foulée, le 29 janvier 2025, le Rwanda annonçait officiellement la poursuite de la conquête : « Ils vont continuer dans le Sud-Kivu, parce que Goma ne peut pas être une fin en soi, à moins qu'entre-temps, ils ne négocient avec le gouvernement de Kinshasa, ce dont je doute », a déclaré Vincent Karega, ambassadeur itinérant du Rwanda pour la région des Grands lacs."

Enfin le même 29 janvier 2025, pour une fois, le régime de Paul Kagame du Rwanda révélait son réel objectif de sa guerre contre la RDC. Un projet de création d'un Etat autonome. Les médias internationaux rapportent en effet que: "Kigali avance ses pions. Les rebelles menacent d'étendre leur emprise et de créer (dans l'est) une région autonome de Kinshasa.»

Perspectives d'avenir.

 

La situation sur le terrain des opérations militaires en ce début février 2025 indique clairement que le rapport de forces est en défaveur de la RDC. Le Rwanda est donc en position de force lui permettant d'imposer son M23 sur le terrain et sur le plan diplomatique dans toute initiative tendant à résoudre ce conflit.

La conséquence logique, ce sont des négociations pour la solution politico-diplomatique recommandée pour la résolution de cette problématique.

La RDC n'ayant pas de forces ou de moyens pour résister et bouter l'ennemi hors du territoire national, elle n'aura pas beaucoup de choix pour mettre fin à cette guerre. Soit elle va capituler et donc céder le pays ou une partie à Kagame sous couvert du M23, soit elle devra négocie avec le Rwanda de Kagame sous ses conditions dont celle de parler directement avec son M23 pour le partage du pouvoir.

 

Eléments dont il faudrait tenir compte

Dans ces négociations incontournables, soit avec le Rwanda soit directement avec le M23, groupe terroriste de Paul Kagame, les groupes FDLR et M23 seront au premier plan. D'où la nécessité d'étudier et de bien analyser ces deux enjeux présumés et apparents du conflit trentenaire et meurtrier entre le Rwanda et la RDC depuis 1996.

Racines et nature des deux groupes armés

 

Le M23 est un groupe issu directement de la coalition des Tutsi de la région qui s'était constituée en 1996 pour faire le noyau de l'AFDL /Congo-Zaïre autour de Laurent Désiré Kabila pour renverser le maréchal Mobutu Sese Seko. En 1978 lorsque le congolais Laurent Désiré Kabila a voulu s'émanciper de ses maîtres rwandais, ceux-ci l'ont assassiné en 2001 et l'ont remplacé à la tête de l'Etat par un certain Joseph Kabila présenté comme son fils. Par après, ils ont crée une rébellion qu'ils ont baptisée « Rassemblement Congolais pour la Démocratie », RDC en sigle.

Le nouveau président de la RDC, Joseph Kabila, négociera avec le RCD des Tutsi, et ses leaders obtiendront des postes au gouvernement : Azarias Ruberwa, Vice-Président et chargé des questions de défense et sécurité, plusieurs ministres comme Moise Nyarugabo, plusieurs généraux dans l'armée comme Laurent Nkunda, Bosco Ntaganda, etc.

Plus tard, l'aile Tutsi RCD s'étant scindé en deux, celui dit RCD-Goma se transformant en CNDP et ayant comme leader le général Laurent Nkunda. Par après, Laurent Nkunda se replia au Rwanda et ses successeurs donnèrent au groupe le nom de M23. Celui-ci prendra, en 2012, la ville de Goma mais il a dû s'en retirer un mois plus tard. Ces leaders politiques et militaires comme le colonel Sultan Makenga, le pasteur Jean Marie Runiga ainsi que leurs figurants pour les médias, les congolais non Tutsi comme Bertrand Bisimwa. se sont repliés au Rwanda et en Ouganda. Et ce sont eux à qui Paul Kagame a fourni plus de moyens pour relancer la reconquête de l'Est de la RDC sous la même étiquette de M23.

Quant au groupe FDLR (Forces Démocratiques pour la Libération du Rwanda), il a été fondé en 2000 par des jeunes et forces vives parmi les millions de réfugiés Hutu Rwandais ayant fui Kagame en 1994 et qui voyaient les menaces et périls qui pesaient sur tout refugié Hutu rwandais en RDC. Le but des FDLR, comme indiqué dans leur manifeste-programme, est d'assurer la défense  des réfugiés abandonnés et dispersés dans la jungle de la RDC, et si possible obtenir le droit de retour dans leur patrie le Rwanda en sécurité et en dignité.

Evolutions sémantiques de leurs appellations

Le M23, comme on l'a vu, change d'appellation selon les circonstances géopolitiques en RDC et dans la région. Tantôt AFDL, RCD, RCD Goma, RDPS, M23, … et actuellement M23/AFC!

Le groupe  FDLR comme organisation politico-militaire pour la défense des  réfugies rwandais en RDC, n'a jamais changé de nom et d'appellation depuis sa naissance en 2000.

Amalgames et assimilation à d'autres groupes

Le M23 n'est assimilé, à tort ou à raison, à aucun autre groupe opérant en RDC depuis 1996. Lui même reconnait être l'émanation du RCD-Goma de Azarias Ruberwa et du CNDP de Laurent Nkunda toujours vivants et politiquement et militairement encore actifs.

Par contre, le groupe FDLR est l'objet des assimilations souvent fantaisistes et faux prétextes chaque fois que le régime du FPR de Kagame veut se justifier ou se victimiser pour attirer la sympathie suite au génocide rwandais de 1994 qu'il a portant déclenché et auquel il a participé à sa commission.

Ainsi, il n'hésite pas à affirmer que les FDLR sont les mêmes ex-FAR (Forces Armées Rwandaises) qu'il accuse d'avoir commis le génocide rwandais en 1994, alors que les FAR qu'il a défaites en 1994 ne sont pas automatiquement devenus des FDLR.

Il omet de dire que les rares et seuls ex-FAR qui ont été FDLR à la fondation de ce groupe en 2000, sont soit morts, soit ont trahi leurs camarades et ce sont rendus à son armée (Rwanda Defense Forces) et ont été promus à des hauts grades comme les généraux Paul Rwarakabije, Jérôme Ngendahimana, Evariste Murenzi, etc. Et pourtant, il ne les accuse pas d'être des génocidaires alors qu'ils sont les fondateurs et les premiers commandants des FDLR. Les autres ex-FAR rescapés ou survivants sont des vieillards, mais en tout cas pas des FDLR qui, elles sont encore jeunes et physiquement aptes.

Comme Paul Kagame ne peut citer aucune action militaire que les FDLR auraient mené sur le territoire rwandais depuis leur création en 2000 pour qu'elles soient considérées comme une menace contre son Rwanda, il se rabat sur la guerre dite des "Abacengezi" (infiltrés) de 1998-2000 qui lui a servi de prétexte pour exécuter les cadres Hutu rapatriés de force de la RDC en 1996.

Or les actions des Abacengezi étaient menées par un mouvement qui s'était nommé ALIR et bien antérieur aux FDLR actuelles.

Enfin, pour maximiser en confusion et en amalgame, Paul Kagame assimile automatiquement tout groupe ou association qui nait et ayant pour but de combattre sa dictature, par n'importe quel moyen, comme étant FDLR. Or il en nait beaucoup comme il en disparait aussi beaucoup au fil des années. On peut citer: RUD-Urunana, CNRD, FLN ou FNL/MRCD, etc. Or, certains de ces groupes sont ou étaient des adversaires des FDLR ou ses dissidences.

Qualifications et sanctions éventuelles de la part de la communauté internationale

 

Le M23 est non seulement qualifié de "groupe terroriste" par la RDC et ses alliés, mais également ses dirigeants politiques et militaires sont presque tous sous sanctions internationales (ONU, UE, …) et même sous enquêtes de la CPI pour "crimes de guerre et contres l'Humanité voire de génocide".

Par contre, les FDLR, contrairement à la propagande mensongère du régime du FPR de Paul Kagame et largement relayée par les médias à sa solde, n'ont jamais été mises sur la liste des groupes terroristes ni par les Etats Unis ni par l'Union Européenne et encore moins par l'ONU. Certes, quelques individus particuliers ayant appartenu à ce mouvement ont été parfois objet de sanctions ciblées de la part de l'ONU et surtout de l'Union Européenne sous fortes pressions de Paul Kagame, mais leur nombre est beaucoup inférieur à ceux du M23 visés par les mêmes instances et sont plus lourdement chargés.

Quand les 2 enjeux FDLR et M23 seront mis à la table des négociations

Comme on vient de le voir, vue la situation actuelle montrant que le rapport de forces est défavorable à la RDC, l'accalmie ou la paix à l'Est de ce pays ne seront instaurées que par les négociations entre la RDC envahie et occupée et le Rwanda envahisseur et occupant et qui imposerait son pantin à la table des négociations dès lors que les FARDC sont incapables de les déloger et de les bouter hors de la RD-Congo comme il se devait.

Dans ces négociations probables, comparons l'argumentaire de Paul Kagame pour imposer son M23 à celui de Félix Tshisekedi s'il exigerait aussi à Paul Kagame de négocier avec les FDLR au lieu de se borner à exiger leur neutralisation et leur éradication comme c'est le cas actuellement.

Débat virtuel et étude comparative

Arguments de Paul Kagame imposant le M23

°Ce sont des congolais qui ont pris les armes pour défendre leurs droits et au mieux conquérir le pouvoir politique. Donc il faut parler avec eux;

°Ils ne sont pas rwandais;

°Ils ont déjà conquis de larges étendues du territoire congolais.

Arguments de Paul Kagame pour exiger la mort des FDLR.

°Les membres des FDLR sont des génocidaires de 1994;

°En RDC, ils se battent aux côtés des FARDC et en sont intégrées;

°Ils constituent une menace pour la sécurité du Rwanda de Kagame.

Répliques du président Félix Tshisekedi aux arguments avancés par Paul Kagame.

°Si le M23 est un groupe armé congolais, pas de soucis car il existe déjà un cadre dans lequel les groupes armés discutent avec le gouvernement. Il suffit de se référer au « processus de Nairobi » aujourd'hui en veilleuse.

°Si les membres du M23 ne sont pas rwandais, alors de quel droit Paul Kagame vient-il réclamer leurs droits en leur nom en RDC? Qui l'a mandaté?

°La question des territoires conquis par le M23 en RDC ne regarde pas Paul Kagame. Tout ce qui lui est demandé, c'est de retirer ses troupes déployées en nombre et qui se trouvent illégalement en RDC.

Répliques de la RDC à l'exigence de Paul Kagame d'éradiquer et de neutraliser les FDLR

Un crime pénal est juridiquement individuel et jamais collectif. Mais, politiquement, c'est admissible. Si parmi les FDLR il y aurait ceux qui ont commis le génocide, il faut les identifier et les poursuivre car les instances habilitées tant nationales qu'internationales (TPIR, CPI, …) existent. La RDC s'engage à coopérer.

°Depuis 1994, des millions de réfugiés rwandais vivent en RDC. Il faudrait bien indiquer qui, parmi ces millions de réfugiés Hutu, serait FDLR et où il serait localisé sur toute l'étendue du pays. La RDC va coopérer.

°Si ces FDLR constitueraient une menace pour le Rwanda, celui-ci peut légitimement parer à cette menace. Mais il doit prendre ces mesures de défense chez-lui et pas sur le territoire de la RDC.

°Les FARDC sont une armée nationale. Aucun élément dit des FDLR n'est intégré en son sein, et celui qui l'affirme doit en donner les preuves notamment qui, où et dans quelle unité ou échelon de commandement il se trouverait. Le commandement des FARDC y réagirait comme il se doit et selon les lois et les règlements.

Après ce débat virtuel et aléatoire, la synthèse et les conclusions logiques et impartiales devraient se résumer à ce que Paul Kagame devrait aussi s'engager à un dialogue politique avec les FDLR comme il voudrait l'imposer à la RDC pour son M23.

Pour terminer, le citoyen Lambda est en droit de se demander si la communauté internationale souhaite la paix ou la guerre permanente dans la region?

Car au minimum cette communauté Internationale devrait:

*Condamner fermement l'attaque et l'occupation par des RDF de la ville de Goma. Ensuite exiger leur retrait immédiat et sans conditions et cet acte  irresponsable doit être qualifié d'agression et traité comme tel par la communauté internationale.

*Les Nations Unies, l'Union Africaine et la communauté internationale en général doivent exercer des pressions fermes sur le régime de Paul Kagame pour mettre fin aux hostilités, imposer des sanctions contre les responsables de cette guerre et protéger les populations civiles affectées.

*Et pour être équitable dans la résolution de ce conflit, il faut exiger  au régime Kagame un dialogue politique avec FDLR, comme il l'exige pour son M23 en RDC.

Dans ces perspectives la RD-Congo, qui a le droit international de son côté, doit en user pour avoir aussi un rapport de force militaire favorable pour négocier sereinement.

Emmanuel Neretse


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[Rwanda Forum] Kagame doit être stoppé avant qu'il ne soit trop tard.

Ndayishimiye avertit sur la guerre: "Kagame doit être stoppé avant qu'il ne soit trop tard".
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[Rwanda Forum] Que se passe-t-il au Congo ?

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[Rwanda Forum] Que se passe-t-il au Congo ?


Que se passe-t-il au Congo ?
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[Rwanda Forum] Angola Demands Rwanda Troops Leave DR Congo, 'Urgent' Talks - Barron's


Angola's president called Wednesday for the "immediate withdrawal" of Rwandan troops from the Democratic Republic of Congo and for leaders of both countries to urgently meet in Luanda over the conflict.
https://www.barrons.com/articles/angola-demands-rwanda-troops-leave-dr-congo-urgent-talks-2613b97e

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[Rwanda Forum] Ramaphosa tells Rwanda ‘firing at SA troops is a declaration of war’


Ramaphosa tells Rwanda 'firing at SA troops is a declaration of war'

Ramaphosa tells Rwanda 'firing at SA troops is a declaration of war'

South African President Cyril Ramaphosa and Rwandan President Paul Kagame are seen before the start of 100 days of remembrance as Rwanda commemorates the 30th anniversary of the Tutsi genocide on April 7 2024 in Kigali, Rwanda. File photo.

As South African soldiers lay lifeless in the conflict-ridden Democratic Republic of the Congo (DRC), President Cyril Ramaphosa made a stern warning to Rwanda that shooting at South African troops would be a declaration of war.

This is according to defence minister Angie Motshekga, who on Wednesday told the media at the cabinet lekgotla that Ramaphosa warned the Rwandan government against attacks on South Africa's peacekeeping troops. 

While Motshekga would not confirm when this warning was made and to whom, Ramaphosa's office confirmed on Monday the president held a telephone call with his Rwandan counterpart, Paul Kagame, to discuss the recent escalation of conflict. 

The presidency said the two heads of state agreed on the urgent need for a ceasefire and the resumption of peace talks by all parties to the conflict.

At least nine South African National Defence Force (SANDF) soldiers died last week during skirmishes with M23 rebels in the DRC.

On Monday, three more SANDF members were killed in an exchange of bombs near the Goma airport, and one soldier who was injured during the battle over the past weekend succumbed to injuries in hospital, bringing the total number of fatalities to 13 in just one week.

The soldiers, on deployment as part of the Sadc and UN peacekeeping deployments to the area, engaged in combat with M23 rebels near Goma, the capital of North Kivu province in the eastern DRC. The number of wounded soldiers is yet to be confirmed, according to SANDF spokesperson Siphiwe Dlamini.

Motshekga said the latest information from SA troops in the region was that there is intense fighting in Goma between M23 and DRC forces. 

"The place is completely tense and there are difficulties. That is why we are communicating after every two hours. From our side there has been no activities, there has been no attacks," she said. 

She said Ramaphosa had been in constant contact with President Félix Tshisekedi of the DRC and Sadc presidents present in the area.

"There is also discussions which include Rwanda because it is alleged to be one of the big perpetrators, that is why we are keeping communications with them. They have been friendly, there has been no hostility against us, it's just when they were firing above our heads. The president did warn them [Rwanda], if you are going to fire, we will take it as a declaration of war and we will have to defend our people. That is when the firing also stopped," she said. 

The DRC and the head of UN peacekeeping have said Rwandan troops are present in Goma, backing up their M23 allies. Rwanda has said it is defending itself against the threat from DRC militias, without directly commenting on whether its troops have crossed the border.

The DRC and Rwandan armies exchanged fire across their shared border on Monday, UN sources said, as the rebels tried to consolidate control of Goma, a gateway for the trade of valuable tin and tantalum ores, for the second time in 13 years.

Motshekga said SA has called for a ceasefire, adding South Africans should be assured that there has been attacks on South African troops for the past 48 hours. 

"When we were at Goma, the DRC forces were fighting Rwandan forces over our heads, that is where we lost three people, so we had to quickly communicate with M23 to say we are not part of the battle so don't fight over our heads. We agreed that we would hoist our white flag to say we are not part of the battle, we are not going to dragged into it. 

She said a ceasefire agreement had been reached, which was initiated when M23 rebels requested a free passage to Sake to collect and retrieve bodies of the deceased. 

"So we agreed on a ceasefire for free passage. We will not fire at their movement, so there was a clear ceasefire which was agreed by the generals from M23 but also by our generals," she said. 

The ceasefire would last as long as all parties allow, she said. 


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[Rwanda Forum] Bienvenue au festin du sous-sol de la RDC ! - Chronique de Jean-Baptiste Placca


Bienvenue au festin du sous-sol de la RDC ! - Chronique de Jean-Baptiste Placca
Bienvenue au festin du sous-sol de la RDC ! - Chronique de Jean-Baptiste Placca

Bienvenue au festin du sous-sol de la RDC !

Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, en 2020.
Jean-Baptiste Placca, éditorialiste à RFI, en 2020. © RFI/Pierre René-Worms

Pourquoi donc les dirigeants congolais peinent-ils autant à mobiliser la communauté internationale, y compris l'Afrique, en faveur des sanctions contre le Rwanda pour son soutien au M23, alors que la collusion entre Kigali et le M23 semble attestée par les Nations unies ?

À l'évidence, aucun pays ne voudrait se brouiller avec Paul Kagame, pour faire plaisir à Félix Tshisekedi. Non pas qu'ils contestent la responsabilité du Rwanda dans cette rébellion, mais il se trouve que le dirigeant rwandais a acquis, sur l'échiquier africain, une envergure telle que nul n'ose l'embarrasser, pour juste contenter les Congolais. Tous ont conscience que nous vivons une ère d'injustices, auxquelles les États réagissent non pas en fonction de la nature ou de la gravité des faits, mais en fonction du poids ou de l'importance de ceux qui les commettent ou les subissent.

À lire aussiRDC: Félix Tshisekedi demande des sanctions contre le Rwanda dans ses vœux au corps diplomatique

Plutôt que de s'agacer de l'indifférence bienveillante de la communauté internationale vis-à-vis du Rwanda, Félix Tshisekedi devrait peut-être convaincre son peuple de ce que le chemin de l'honneur, pour les Congolais, est de défendre leur patrie. Au regard des enjeux, les Congolais seraient bien naïfs de croire que des sanctions suffiraient à dissuader Paul Kagame de soutenir le M23, que le ministre congolais de la Communication lui-même qualifie de pantins.

Mais comment combattre un M23 dont les forces semblent plus aguerries que l'armée congolaise ?

Peut-être en redoublant d'efforts, de détermination et de sérieux. Que le Rwanda, pays de 14 millions d'habitants, tienne en respect la RDC et ses 102 millions d'âmes est une anomalie. Et que les rebelles du M23, même soutenus par les quelque 33 000 hommes de l'armée rwandaise, parviennent à mettre en difficulté l'armée de RDC et ses 134 000 hommes est une autre preuve des insuffisances d'un leadership systématiquement défaillant, dont Félix Tshisekedi n'est que l'impuissant héritier. Mobutu Sese Seko ne se souciait que de sa sécurité personnelle. Et sa tristement célèbre Division spéciale présidentielle, plus prompte à massacrer les étudiants sans défense qu'à défendre la patrie, a été incapable de lui sauver la mise, lorsqu'en 1997, Laurent-Désiré Kabila, porté par les troupes rwandaises et ougandaises, l'a renversé.

À lire aussiLa Turquie se propose en médiatrice entre le Rwanda et la RDC

Mais cette chute de Mobutu partait d'une faute politique, comme partout où des nationaux vont chercher des mercenaires ou des armées étrangères pour conquérir le pouvoir ou le conserver. D'ailleurs lorsque, n'en pouvant plus de la tutelle de ses parrains rwandais et ougandais, Kabila a voulu s'en émanciper, il a eu droit à une suite de petites guerres, un assassinat, puis des générations spontanées de rébellions, dont le M23 n'est que l'ultime succédané. Et, chaque fois, les dirigeants ont appelé au secours des voisins qui se sont révélés être de gloutons prédateurs, trop heureux d'avoir table ouverte au festin du sous-sol congolais.

N'est-ce pas un peu cruel de suggérer que les prédateurs ont été conviés par les Congolais eux-mêmes ?

Toute l'Afrique crierait à l'impérialisme si des Chinois, des Français ou des Américains s'introduisaient dans tel pays africain, pour extraire les minerais de son sous-sol, sans autre forme de procès. Que l'Afrique se mure dans le silence, pendant que d'autres nations africaines pillent impunément la RDC, scandalise d'autant que d'authentiques chantres de la souveraineté africaine justifieront leur coupable cupidité par l'incapacité des leaders congolais à faire le bonheur de leur peuple, en dépit de toutes ces richesses.

En RDC, les guerres sont aussi juteuses pour les prédateurs qu'elles sont sanglantes pour le peuple. Et la fâcheuse tendance de nombre de dirigeants politiques congolais à confisquer personnellement une part de la richesse nationale n'est, au fond, qu'une autre guerre, des politiciens contre leur propre peuple. D'où la perplexité des Congolais, lorsqu'ils entendent ces mêmes dirigeants dénoncer le pillage de leurs richesses par tel ou tel voisin.

Pour convaincre de la sincérité de leur révolte, il ne reste plus à ces politiciens qu'un sursaut de probité dans la gestion de la part qui échappe aux étrangers. Ainsi, leurs concitoyens pourraient, un jour, dire que les prédateurs nationaux, eux, au moins, savaient voler avec empathie.


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[Rwanda Forum] Rwanda Under Paul Kagame: A Regime of Repression, Violence, and Political Myths

Rwanda Under Paul Kagame: A Regime of Repression, Violence, and Political Myths https://rwandanalliance.blogspot.com/2025/02/rwanda-under-pa...

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